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Memories of Murder

De Bong Joon-ho, Corée du Sud, 20014, 2h10, VO, avec Song Kang-Ho, Kim Sang-kyung, Hie-bong Byeon...

En 1986, dans la province de Gyunggi, le corps d'une jeune femme violée puis assassinée est retrouvé dans la campagne. Deux mois plus tard, d'autres crimes similaires ont lieu. Dans un pays qui n'a jamais connu de telles atrocités, la rumeur d'actes commis par un serial killer grandit de jour en jour. Une unité spéciale de la police est ainsi créée dans la région afin de trouver rapidement le coupable. Elle est placée sous les ordres d'un policier local et d'un détective spécialement envoyé de Séoul à sa demande. Devant l'absence de preuves concrètes, les deux hommes sombrent peu à peu dans le doute...

 

Une chose est sûre : après ce film, les matins ne seront plus jamais calmes en Corée. (...) Des polars de cette trempe, secs, sombres, poignants, rugueux mais aussi lumineux, miraculeux, drôles, absurdes, décomplexés, on en redemande. AVOIRALIRE.COM

Memories of murder est fait de bouts qui ne se joignent pas, d'une succession implacable de ratés faisant obstacle à la juste vision de la situation politique du pays. LES CAHIERS DU CINEMA

L'épaisseur du film, qui atteint la folle densité littéraire de certains polars, ne vire jamais à la lourdeur bouffone et indigeste, trop attachée qu'elle est à contenir le mystère insondable et glaçant, presque fantastique, de nuits noires, ruisselantes et inévitablement assassine. LES INROCKUPTIBLES

Sur un tel thème, on pouvait craindre le pire, le genre Seven, terreur toc et effets massues, mais ce n'est pas ce type de partition que Bong Joon-ho, cinéaste de 35 ans, a voulu jouer pour son second long métrage. Il a pris cette histoire avec une rigueur teintée d'humour, a essayé de la dénouer comme n'importe quel polar et l'a plongée dans une description minutieuse de la société provinciale à l'époque de la dictature. LIBERATION

L'originalité de Memories of murder tient dans la confrontation visuelle entre le caractère saugrenu du quotidien et de ses détails (...), et le logistique huilée des crimes. (...) Une fantasmagorie liée à un mélange inédit de précision sociologique, de cruauté froide, d'irréalité bleutée et de chamanisme. POSITIF

Polar existentialiste et fable contemporaine, Memories of murder a très logiquement raflé le Grand prix du dernier festival du film policier de Cognac. La mise en scène au scalpel nous plonge au coeur des personnages, de leurs doutes et de leurs contradictions, avec un sens implacable du déterminisme. PREMIERE

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séances :

Dimanche 22/09 : 20h
Mardi 24/09 : 18h - 20h30