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L'Usine de rien

De Pedro Pinho, Portugal, 2017, 2h57, VO, avec José Smith Vargas, Carla Galvão, Hermínio Amaro...

Une nuit, des travailleurs surprennent la  direction en train de vider leur usine de ses machines. Ils comprennent qu'elle est en cours de démantèlement et qu'ils vont bientôt être licenciés. Pour empêcher la délocalisation de la production, ils décident d'occuper les lieux. À leur grande surprise, la direction se volatilise laissant au collectif toute la place pour imaginer de nouvelles façons de travailler dans un système où la crise est devenue le modèle de gouvernement dominant.

 

En prenant le temps de respirer, ce film tiraillé entre la rage et l’impuissance laisse paradoxalement une impression d’apaisement. C’est ainsi qu’il permet au spectateur de prendre place aux côtés de ces ouvriers cherchant à fabriquer leur avenir. LES CAHIERS DU CINEMA

C’est précisément parce qu’il fait des ouvriers les acteurs et les juges de cette tentative de renouvellement de l’analyse et des solutions que L’Usine de rien ne s’effondre jamais dans une forme de pensum. CRITIKAT.COM

Un film-laboratoire qui, avec des hauts et des bas, invente vaillamment une pensée et une forme. LES FICHERS DU CINEMA

Une réjouissante mise en abyme qui allie analyse politique et comédie musicale. LIBERATION

Proche des visages, la caméra saisit le rôle capital des discussions entre les grévistes. L’authenticité des échanges entre la direction et les syndiqués, entre idéal et réalité, entre courage et désespoir scande l’intrigue. POSITIF

A la fois baroque et réaliste, jamais ennuyeux. STUDIOCINELIVE

Ce qui stupéfie dans cette longue fresque, c’est l’harmonie que le réalisateur (Pedro Pinho fait partie d’un ­collectif de cinéastes portugais, Terratreme) parvient à instaurer entre le privé et le collectif. TELERAMA

Cette farce prend la forme d’une comédie musicale où les ouvriers chantent l’espoir. Et c’est à ce moment, dans cette dernière partie, que le jour se lève sur une autocritique peut-être maladroite mais aussi désespérée que salutaire, dans laquelle Zé dénonce les intentions du cinéaste, qui ne voit en ses camarades qu’une matière ­cinématographique (...). L'HUMANITE

 usine 1

Séance :

Lundi 02/06 : 20h30